En réponse à cette situation, très tardivement dans la soirée du dimanche 31 mai, dans un communiqué, le groupe parlementaire du Pastef (130 députés/165) a dénoncé ces convocations et mis en garde le gouvernement contre une utilisation de la justice à des fins politiques.
«Nous exigeons le strict respect des procédures relatives à l’immunité parlementaire et des principes qui garantissent l’indépendance du pouvoir législatif. Nous réaffirmons notre entière solidarité et notre soutien indéfectible à nos collègues députés et mettons en garde contre toute instrumentalisation de la justice à des fins d’intimidation politique ou de restriction de liberté d’opinion», a écrit le parti au pouvoir.
Face à une situation qui soulève de «sérieuses inquiétudes quant au respect des principes fondamentaux» de la séparation des pouvoirs, Pastef a enfin rappelé que les députés bénéficient d’une immunité parlementaire, avant d’inviter le gouvernement à «impérativement respecter les dispositions constitutionnelles et légales» en vigueur.
